BPCO : une campagne pour mieux respirer

, par  Delphine Delarue

Le Comité national contre les maladies respiratoires (CNMR) vient de lancer une campagne de sensibilisation contre la BPCO, une affection irréversible essentiellement due au tabac qui concerne 3,5 millions de personnes en France.

« L’air de rien, le souffle c’est la vie » : tel est le titre évocateur de la campagne de sensibilisation lancée le 16 novembre par le Comité national contre les maladies respiratoires (CNMR) à l’occasion de la Xe Journée mondiale contre la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Cette maladie respiratoire évolutive et irréversible, essentiellement due au tabac et encore peu connue du grand public, touche plus de 3,5 millions de personnes en France et provoque 16 000 décès chaque année. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle deviendra la quatrième cause de mortalité dans le monde en 2030, après l’infarctus, les accidents vasculaires cérébraux, les infections respiratoires communautaires et la tuberculose.
La campagne du CNMR, qui renvoie au site d’information www.lesouffle.org et comprend une affiche et des brochures d’information diffusées dans les cabinets médicaux et les pharmacies, insiste sur le caractère handicapant et sournois de la BPCO. En limitant progressivement la capacité respiratoire des patients, elle induit souvent de la fatigue, un sommeil perturbé et une intolérance à l’effort physique qui peuvent influer sur la vie sociale et professionnelle.

Une maladie difficilement repérable

Asymptomatique dans un premier temps, la maladie est difficilement repérable et lorsque les premiers symptômes apparaissent (toux, expectorations fréquentes, bronchites chroniques et essoufflement) le stade est souvent déjà bien avancé. Seul le diagnostic précoce et un traitement adapté, comprenant notamment une réhabilitation respiratoire et un réentraînement à l’exercice physique, permettent de minimiser le retentissement sur le quotidien et d’enrayer l’apparition de handicaps plus graves - des handicaps qui peuvent aller jusqu’à nécessiter une oxygénothérapie permanente au long cours.
Dans le même esprit et toujours dans le cadre de la journée mondiale, le CNMR, l’Association BPCO, la Fédération française de pneumologie et la Société pneumologie de langue française ont signé un appel lancé par des pneumologues, qui demande notamment aux pouvoirs publics d’améliorer la prise en charge de cette maladie, de renforcer le dépistage et d’accentuer la lutte contre le tabagisme.

Sources
- Dossier de presse « Gagner contre la BPCO, c’est possible ! », Comité contre les maladies respiratoires, 16 novembre 2011.
- Communiqué « La nouvelle campagne contre la BPCO confirme que, l’air de rien, le souffle c’est la vie », Comité contre les maladies respiratoires, 16 novembre 2011.

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