Don de moelle osseuse : à la recherche de 18 000 volontaires

, par  Julien Jeffredo

La greffe de moelle osseuse est indispensable à la guérison de nombreux malades atteints de pathologies du sang, mais la compatibilité génétique entre receveurs et donneurs est très rare. Ces derniers doivent donc être extrêmement nombreux : ils sont aujourd’hui 200 000, et l’Agence de la biomédecine cherche à recruter 18 000 nouveaux volontaires, notamment via Internet. Pour cela, il faut d’abord démystifier le don de moelle osseuse.

Chaque année, 2 000 personnes sont atteintes d’une maladie grave du sang, du type leucémie ou lymphome, nécessitant une greffe de moelle osseuse. Ce tissu, qui produit notamment les globules blancs, permet en effet de remplacer les systèmes immunitaires déficients.

Le don de moelle osseuse est donc crucial pour la survie des malades. Seulement, la compatibilité génétique entre un donneur et un receveur est très rare, et les volontaires au don doivent être d’autant plus nombreux. Aujourd’hui, ils sont près de 200 000 en France, mais c’est encore insuffisant. L’Agence de la biomédecine cherche à en recruter 18 000 de plus, afin d’augmenter les chances de guérison des patients. Pour ce faire, elle mise notamment sur les internautes. Sur le site www.dondemoelleosseuse.fr, ils sont invités à participer à l’élaboration d’un film participatif destiné à promouvoir le don de moelle osseuse.

Démystifier le don de moelle

Et la tâche est d’importance. Contrairement au don de sang, celui de moelle osseuse reste méconnu et objet de fantasmes. Ainsi, la moelle osseuse n’a rien à voir avec la moelle épinière : elle est prélevée dans le sang ou dans les os du bassin, sans le moindre risque de paralysie pour le donneur, et se reconstitue naturellement.

Pour devenir donneur, il faut être âgé de 18 à 50 ans, être en bonne santé et accepter un entretien médical ainsi qu’une prise de sang. Les volontaires sont ensuite inscrits sur le registre France Greffe de moelle. Ils ne seront appelés que ponctuellement, s’ils s’avèrent compatibles avec un demandeur.

Source
- « Chaque nouveau donneur porte en lui l’espoir de sauver la vie d’un malade », dossier de presse de l’Agence de la biomédecine, mars 2012.

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