À quoi sert l’ostéodensitométrie ?

L’ostéoporose est une maladie diffuse du squelette caractérisée par une faible masse osseuse et une détérioration de la microarchitecture de l’os, responsables de fractures. Son diagnostic peut être posé grâce à une imagerie : l’ostéodensitométrie ou densitométrie osseuse.

La résistance de l’os dépend dans une large proportion de la densité minérale osseuse (DMO). L’ostéodensitométrie, plus scientifiquement appelée « densitométrie par absorptiométrie biphotonique aux rayons X », est la référence pour mesurer la densité de l’os et donc de juger si un traitement anti-ostéoporotique est pertinent.

Quand faire une ostéodensitométrie ?

L’ostéodensitométrie est un examen indiqué et remboursé « sous conditions », c’est-à-dire en cas de facteurs de risque d’ostéoporose : traitement par corticoïdes (plus de 3 mois) ; antécédents de fracture de hanche soit personnels (notamment du poignet et des vertèbres sans traumatisme majeur) soit chez un parent au 1er degré chez la femme ménopausée ; ménopause avant 40 ans ; cancer du sein traité par inhibiteurs de l’aromatase ; maladie endocrinienne. Elle est remboursée à 70 % sur la base d’un tarif fixé à 39,96 €, complété par la mutuelle. L’alcoolisme et le tabagisme à haute dose sont eux aussi des facteurs de risque, mais ils n’ouvrent pas droit au remboursement.

Comment se déroule l’ostéodensitométrie ?

Cet examen est rapide (une vingtaine de minutes) et ne nécessite aucune injection de produit de contraste, ni d’être à jeun. La personne est allongée sur une table d’examen et la machine va acquérir des valeurs de densitométrie osseuse au niveau de la colonne lombaire puis de la hanche. Le principe de l’absorptiométrie biphotonique aux rayons X est l’émission de deux photons (les particules qui constituent la lumière) dont les énergies variées leur permettent d’atteindre différentes profondeurs dans les tissus. Plus l’os absorbe de rayons X, plus il est dense.

Concrètement, l’ostéodensitométrie permet de mesurer des grammes d’hydroxyapatite par cm2. Il s’agit du complexe de calcium et de phosphate qui compose le squelette, exprimé en « T-score ». Un T-score supérieur à -1 est considéré comme normal. On parle d’ostéopénie lorsque le T-score est compris entre -1 et -2,5 (-2,5 < T-score ≤ -1) et, lorsque la densité osseuse est encore plus basse, d’ostéoporose (T-score ≤ -2,5). En fonction du résultat, associé à d’éventuels facteurs de risque d’ostéoporose, le médecin peut décider de mettre en route un traitement anti-ostéoporotique. La DMO permet également de suivre l’efficacité des traitements, avec un examen réitéré deux à trois ans après leur instauration. En effet, la densité de l’os est bien corrélée avec la réduction du risque de fracture.

© C i E M / Hélène Joubert


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